La Revue de Recherches en LMM se veut un lieu de rassemblement des voix de toutes les disciplines qui s’intéressent à la multimodalité : l’éducation, la didactique, la linguistique, la sémiotique, l’éducation aux médias, les communications, les arts visuels et médiatiques, la littérature, le théâtre, le cinéma, la musique, l’univers social, les sciences de l’information, les technologies éducatives.

La publication de la Revue de Recherches en LMM se fait exclusivement en ligne afin d’assurer l’accès libre aux écrits scientifiques. La procédure de sélection des articles suit rigoureusement les critères des publications scientifiques : relecture à l'aveugle par deux ou trois experts, échanges suivis entre le responsable du numéro, les rédacteurs de la revue, les auteurs et les relecteurs pour aboutir à la version finale de l'article.  La Revue de Recherches en LMM publie exclusivement des articles en langue française.

International Standard Serial Number
ISSN 2368-9242

 

La multiplication de supports et des canaux de diffusion des messages depuis quelques décennies oblige à repenser l’idée même de la lecture et de l’écriture. Aujourd’hui, les supports numériques deviennent l’outil de prédilection d’un nombre grandissant de lecteurs/scripteurs et orientent nécessairement leurs modes et conditions de lecture/production. Tous représentent désormais autant d’objets de recherche résolument multidisciplinaires et surtout fédérés  autour  de la notion fondamentale de littératie médiatique multimodale. Ainsi, le récent concept de littératie médiatique, qui vient compléter celui de littératie traditionnelle, est, selon Livingstone (2004) et Hobbs et Frost (2003), l’habileté d’accéder à des messages, de les analyser, de les évaluer et de les  créer à travers une variété de contextes, y compris les contextes ayant recours aux nouveaux médias. L’expression « multimodale » renvoie, pour sa part, au fait que l’on peut non seulement parler de message sur différents supports (le « texte multimodal » ou « multitexte »), mais également d’environnement multimodal, de tâche multimodale et même de compétences multimodales. La multimodalité complexifie notre rapport au sens, en général, ainsi que notre rapport particulier au contenu des innombrables messages qui envahissent désormais notre existence. Il faut donc aller plus loin, épistémologiquement parlant, tel que le suggèrent Unsworth et Cléirigh (2009), en insistant fortement sur la nécessité de procéder à un réexamen conceptuel de la nature même de la littératie et de sa pédagogie à partir d’une perspective multimodale, préfigurant ainsi l’émergence du concept de littératie multimodale.

Des sémioticiens anglo-saxons (Jewitt, 2009; Kress, 1997, 2010) impliqués en linguistique, en éducation ou en communication se sont intéressés depuis une vingtaine d'années à la littératie médiatique multimodale, inspirés particulièrement par les changements culturels qui, selon eux imposent une relecture sémiotique d’envergure des mutations qui ont actuellement cours dans le « champ du sens »: changements des représentations et des productions sémiotiques partagées, changement de la dissémination et de la distribution des messages, changements de la médiation et de la communication. Désormais, être "lettré", c'est l'être dans plusieurs modes (à la fois avec les supports imprimés traditionnels et les supports numériques/électroniques), mais aussi et surtout de façon socialement responsable, c’est-à-dire en étant activement impliqué dans la vie socioculturelle en tant que citoyen bien informé (Anstey et Bull, 2006). D’où l’omniprésence, dans ce champ, de la prémisse critique, la nouvelle réalité médiatique nécessitant un usage beaucoup plus pointu de l’analyse rigoureuse des messages et de leur contenu (Kellner et Share, 2007).

Or, un tel changement de paradigme nécessite des clés de compréhension plus raffinées et substantielles, un cadre conceptuel éprouvé par la pratique et des bases empiriques solides. La création de la revue Recherches en littératie médiatique multimodale vise précisément à investiguer tous ses aspects et enjeux : compétences multimodales/médiatiques/informationnelles, enseignement-apprentissage par la multimodalité, nouvelles textualités, réception/production, lecture/spectature, lecture et écriture numériques, créations artistiques hybrides/multimodales, multi-communication/multi-communicateur…

Comité de rédaction 

Directrice de la revue:
Virginie Martel

Rédactrice en chef :
Nathalie Lacelle

Rédacteurs adjoints :
Nathalie Lacelle
Jean-François Boutin
Moniques Richard

Comité scientifique
Eleonora Acerra (UQAT)
René Audet (Université Laval)
Raphaël Baronie (Université de Lausanne)
Sandrine Bazile (Université de Montpellier)
Hélène
 Bourdeloie (Université Sorbonne Paris Nord)
Sylvain Brehm (UQAM)
Nathalie Brillant Rannou (Université Rennes 2)
Magali Brunel (Université Côte d'Azur)
Vincent Capt (HEP Vaud)
Isabelle Carignan (TÉLUQ)
Sylvie C. Cartier (Université de Montréal)
Jean-Charles Chabanne (ENS Lyon)
Anna Chiaruttini (Université Côte d'Azur)
Diane Dagenais (Université Simon Fraser)
Catherine Delarue-Breton (Université de Rouen Normandie)
Christian Dumais (UQTR)
Sonia Florey (HEP Vaud)
Chloé Gabathuler (HEP Vaud)
Bertrand Gervais (UQAM)
Martin Lalonde (UQAM)
Alexandre Lanoix (Université de Montréal)
Marie-Claude Larouche (UQTR)
Amélie Lemieux (Université de Montréal)
Brigitte Louichon (Université de Montpellier)
Marie D. Martel (Université de Montréal)
Mariana Missiou (University of the Aegean)
Pierre Moinard (Université de Poitiers - INSPE)
Anne-Marie Petitjean (Université de Cergy)
Julia Poyet (UQAM)
Céline Sala (Université de Montpellier)
Haydée Silva Ochoa (Université nationale autonome du Mexique)
Éric Villagordo (Université de Montpellier)

Membre honoraire:
Monique Lebrun (UQAM)

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